http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_237c4mx33dk http://russophobe.blogspot.com/2008/08/editorial-aleksandr-solzhenityn-good.html EDITORIAL : Alexandre Soljenitsyne, bon débarras La Russophobe, 6 août 2008 Cela collait parfaitement de voir que, le jour même où le Moscow Times annonçait le décès d'Alexandre Soljenitsyne, qu'il appelait un " géant de la littérature", il rapportait aussi que le "premier ministre" Vladmir Putin s'était publiquement engagé à renforcer les liens de la Russie avec Cuba, ennemi détesté de l'Amérique, invitant de la sorte à une nouvelle escalade de guerre froide. "Il nous faut reconstruire nos positions à Cuba et dans d'autres pays", a déclaré Putin. Dans d'autres nouvelles Hugo Chávez, l'ennemi acharné des Etats-Unis, vomissait plein de haine anti-américaine à la manière de Castro alors qu'il prenait livraison de deux douzaines d'avions de combat russes. Comme cerise sur le gâteau, on annonçait un autre épisode de la campagne pour ressusciter et réhabiliter l'assassin de masse Joseph Staline, cette fois-ci sous la forme de diffamation et d'insultes contre le grand déboulonneur de Staline, Nikita Khrouchtchev. Comme nous le signalons plus loin, les Russes sont à une majorité écrasante persuadés que c'est Putin, et non leur soi-disant "Président" Dimitri Medvedev, qui exerce le véritable pouvoir dans leur pays. Et Putin se sert de ce pouvoir non pour promouvoir les intérêts du peuple russe mais pour les miner en provoquant et en se mettant à dos le pays le plus puissant du monde, tout comme le faisaient ses prédécesseurs soviétiques. Bien entendu, on ne saurait rien attendre d'autre d'un individu qui a passé toute sa vie au KGB. Les initiatives de Putin fournissent aux Etats-unis la justification pour faire la même chose en Géorgie, en Ukraine, la Baltique, et partout ailleurs où la Russie pourrait y voir une menace. C'est du suicide néo-soviétique, purement et simplement. Si Soljénitsyne avait gardé toute sa tête, celle qui a produit l'Archipel du goulag et Une journée dans la vie d'Ivan Denissovitch, il aurait été le plus grand opposant du monde au régime kaguébiste de Putin. Mais il ne l'était pas, donc il ne l'a pas gardée. Cela fait des années que le cerveau de Soljénitsyne s'est ramolli, à peu près à l'époque où il est rentré en Russie, et a décidé que ce qu'il fallait faire était de diriger une émission de débats à la télévision. L'émission a été, bien entendu, un échec cataclysmique --et cela fait des décennies que Soljénitsyne n'a pas écrit un seul livre notable. A la place, il a débité de la merde, tentant de faire porter le chapeau aux juifs pour les excès de l'URSS et, comme nous l'avons rapporté à plusieurs reprises sur ce blog, diffusé de nombreuses déclarations rationalisant le régime de Vladimir Putin apparemment pour tenter de se faire bien voir du pouvoir au service d'une manie égotiste sénile. Quant à Putin, il a voulu faire l'éloge de Slojénitsyne comme une sorte de linguiste, faisant complètement comme si son oeuvre décrivant les horreurs de la Russie soviétique n'existait pas. Nous avions averti M. Soljénitsyne que, s'il ne prenait pas garde, il allait quitter ce monde en état de péché mortel, ayant renié la totalité de l'oeuvre de sa vie au service de sa vanité de vieillard. Il a fait comme si nous n'existions pas. Et maintenant, c'est trop tard. Les apologistes pourront parler du courage de Soljénitsyne face à l'URSS, mais ils ne pourront pas dire qu'il ait fait quoi que ce soit au cours des dix dernières années pour empêcher la Russie de glisser sur la pente qui conduit à un Etat néo-soviétique. Au contraire, en acceptant les hommages du régime de Putin, l'histoire ne peut que conclure que Soljénitsyne a joué un rôle, si mineur soit-il, pour contribbuer à ce que la Russie redevienne ce qu'il avait haï, et qu'il avait risqué sa vie pour conter. A la fin, Soljénitsyne était un traître à la Russie, un traître à ses propres idéaux. La seule chose que l'on puisse dire pour sa défense est que ses actes traduisaient certainement le dommage subi par son psychisme pour avoir été chassé de son propre pays, ses compatriotes ne levant pas le petit doigt pour le protéger, comme ils n'avaient rien fait non plus pour protéger Pouchkine ou Dostoïevski, ainsi que les infirmités dues à son grand âge et aux privations subies dans le Goulag. Soljénitsyne a vécu vingt années de plus que le Russe moyen (grâce à ses confortables appartements dans une résidence fermée et à toute sorte d'accès, parrainés par le régime de Putin, à des traitements médicaux réservés à l'élite), mais il avait passé en Russie plus de temps qu'il ne fallait pour en subit les effets néfastes. Soljénitsyne, comme la majorité de ses couards de concitoyens, était resté passif alors qu'un kaguébiste arrogant au pouvoir éliminait l'opposition politique, détruisait les médias indépendants et écrasait les collectivités locales centralisant le pouvoir sous sa botte répugnante. Il avait applaudi, comme la majorité de ses méchants compatriotes, lorsque cet espion arrogant du KGB provoquait une nouvelle guerre froide avec les Etats-Unis, cette même guerre froide qui avait réduit l'URSS à des décombres. Sa capacité à produire de la littérature de valeur avait disparu, et il se tortillait pour attirer l'attention comme un choit prématurément vieilli. Et c'est cela qui sera son histoire à lui. Parce que parler de ce que le bon Soljénitsyne a fait il y a maintenant longtemps, c'est parler de la manière dont Hitler faisait arriver les trains à l'heure. C'est à côté de la question. Bon débarras, Alexandre Issakiévitch. Tu as passé les dernières années de ta vie à te poignarder toi-même, et ton propre pays, dans le dos, et tu n'aurais pas pu disparaître de cette terre assez tôt à notre gré. EDITORIAL: Aleksandr Solzhenitsyn, Good Riddance La Russophobe, 6 August 2008 It was fitting that on the same day the Moscow Times reported the demise of Aleksandr Solzhenistyn, whom it called a "literary giant," it also reported that "prime minister" Vladmir Putin had issued a public pledge to strengthen Russia's ties with America's hated foe Cuba, thus inviting a new escalation in the cold war. "We need to rebuild our positions in Cuba and other countries," Putin declared. In other news, arch-American enemy Hugo Chavez was spewing forth plenty of Castro-like anti-American hatred as he took delivery of a couple of dozen Russian warplanes. To round things out nicely, another round of the campaign to ressurect and rehabiliate the mass murderer Josef Stalin was announced, this time in the form of smears and slurs against Stalin's great nemesis, Nikita Khrushchev. As we report below, Russians overwhelmingly believe that it is Putin, not their so-called "president" Dimitry Medvedev, who wields the real power in their country. And Putin is using that power not to advance the interests of the Russian people but to undermine them by provoking and alienating the world's most powerful country, just as his Soviet forbears did. Nothing else can be expected, of course, from a man who spent his whole life in the KGB. Putin's actions give the U.S. justification for doing the same in Georgia, Ukraine, the Baltics, and anywhere else that Russia might see as threatening. It's neo-Soviet suicide, pure and simple. If Solzhenitsyn had had his right mind, the one that produced The Gulag Archipelago and One Day in the Life of Ivan Denisovich, he would have been the world's leading critic of Putin's KGB regime. But he didn't, so he wasn't. Solzhenitsyn's brain went soft years ago, right about the time he returned to Russia and decided the thing to do would be to host a TV talk show. The show was, of course, a cataclysmic failure -- and Solzhenitsyn has not written a significant book in decades. Instead, he churned out dreck attempting to blame the Jews for the excesses of the USSR and, as we've reported several times on this blog, issued numerous statements rationalizing the KGB regime of Vladimir Putin in an apparent attempt to curry favor with power for the sake of his senile ego mania. Putin attempted to praise Solzhenitsyn as some kind of linguist, totally ignoring his work documenting the horrors of Soviet Russia. We warned Mr. Solzhenitsyn that if he wasn't careful, he was going to pass from this earth in a state of mortal sin, having abrogated his entire life's work for the sake of his old man's ego. He ignored us. And now, it is too late. The eulogies can talk about Solzhenitsyn's courage in standing up to the USSR, but they can't say he did anything whatsoever in the past ten years to stop Russia from sliding down the path towards becoming a neo-Soviet state. To the contrary, by accepting awards from the Putin regime, history can only conclude that Solzhenitsyn played a role, however minor and doddering, in helping Russia become what he loathed, and risked his life to chronicle. In the end, Solzhenitsyn was a traitor to Russia, a traitor to his own ideals. The only thing that can be said in his defense is that his actions were surely a sign of the toll taken on his psyche from being evicted from his own country, his fellow citizens having not lifted a finger to protect him, just as they did nothing to protect Pushkin or Dostoyevsky, and the crippling affects of his advanced age and the deprivations he suffered in the GULAG. Solzhenitsyn lived two decades longer than the average Russian man (thanks to his comfy digs in a gated community and plenty of access to elite medical care sponsored by the Putin regime), but he spent more than enough time in Russia to suffer its ill effects. Solzhenitsyn, like the majority of his craven countrymen, sat by and watched as a proud KGB spy wiped out political opposition, destroyed independent mass media and crushed local government, centralizing power under his filthy jackboot. He applauded, like the majority of his malignant countrymen, when that proud KGB spy provoked a new cold war with the United States, the same cold war that reduced the USSR to rubble. His ability to generate literature of import vanished, and he groveled for attention like an aging puppy dog. And that will be the story of him. Talking about what the good Solzhenitsyn did long ago now is like talking about how Hitler made the trains run on time. It's beside the point. Good riddance, Aleksandr Isakyevich. You used your final years to stab yourself and your country in the back, and you could not have disappeared from this earth soon enough to suit us.