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EDITORIAL : Alexandre Soljenitsyne, bon débarras  
La Russophobe, 6 août 2008


Cela collait parfaitement de voir que,  le jour même  où le Moscow Times annonçait le décès d'Alexandre Soljenitsyne,
qu'il appelait un " géant de la littérature",  il rapportait aussi que le "premier ministre"  Vladmir Putin s'était
publiquement engagé  à renforcer les liens de la Russie  avec  Cuba,  ennemi détesté de l'Amérique,  invitant de
la sorte  à une nouvelle escalade  de guerre froide.  "Il nous faut reconstruire  nos positions à Cuba  et dans d'autres
pays",  a déclaré  Putin.  Dans d'autres nouvelles Hugo Chávez,  l'ennemi acharné  des Etats-Unis,  vomissait plein
de haine  anti-américaine  à la manière de Castro alors qu'il prenait livraison de deux douzaines d'avions de combat
russes.  Comme cerise sur le gâteau,  on annonçait un autre épisode de la campagne  pour ressusciter et réhabiliter
l'assassin de masse Joseph Staline,  cette fois-ci sous la forme  de diffamation et d'insultes  contre  le grand déboulonneur
de Staline,  Nikita Khrouchtchev.

Comme nous le signalons plus loin,  les Russes sont à une majorité écrasante persuadés  que  c'est Putin, et non
leur soi-disant "Président"  Dimitri Medvedev,   qui exerce le véritable pouvoir dans leur pays.  Et Putin se sert
de ce pouvoir  non pour promouvoir les intérêts du peuple russe mais pour les miner  en provoquant et en se mettant
à dos  le pays  le plus puissant du monde,  tout comme le faisaient ses prédécesseurs soviétiques.  Bien entendu,
on ne saurait rien attendre d'autre d'un individu  qui a passé toute sa vie au KGB.  Les initiatives de Putin fournissent
aux Etats-unis  la justification  pour faire la même chose en Géorgie,  en Ukraine,  la Baltique,  et partout ailleurs
où la Russie  pourrait y voir  une menace.  C'est du suicide néo-soviétique,  purement et simplement. 

 

Si Soljénitsyne  avait gardé toute sa tête,  celle qui a produit l'Archipel du goulag  et Une journée dans la vie
d'Ivan Denissovitch,  il aurait été le plus grand  opposant du monde au régime kaguébiste de Putin.  Mais il ne
l'était pas,  donc  il ne l'a pas gardée.

Cela fait des années que le cerveau de Soljénitsyne  s'est ramolli,  à peu près  à l'époque  où il est rentré
en Russie,  et a décidé  que  ce qu'il fallait faire  était de diriger  une émission de débats à la télévision.
L'émission a été,  bien entendu,  un échec cataclysmique  --et cela fait des décennies  que  Soljénitsyne  n'a
pas écrit  un seul livre notable.  A la place,  il a débité de la merde,  tentant de faire porter le chapeau aux
juifs  pour les excès de l'URSS et,  comme nous l'avons rapporté à plusieurs reprises sur ce blog,  diffusé  de
nombreuses déclarations rationalisant le régime de Vladimir Putin  apparemment pour tenter  de se faire bien voir
du pouvoir  au service  d'une manie égotiste sénile.  Quant à Putin,  il a voulu faire l'éloge de Slojénitsyne
comme une sorte de linguiste,  faisant complètement comme si son oeuvre  décrivant les horreurs de la Russie soviétique
n'existait pas.

 

 

Nous avions averti M. Soljénitsyne  que,  s'il ne prenait pas garde,  il allait quitter ce monde en état de péché
mortel,   ayant renié  la totalité de l'oeuvre de sa vie  au service de sa vanité de vieillard.  Il a fait comme
si nous n'existions pas.  Et maintenant,  c'est trop tard. 

Les apologistes  pourront  parler du courage de Soljénitsyne face à l'URSS,  mais ils ne pourront pas dire  qu'il
ait fait quoi que ce soit au cours des dix dernières années pour empêcher la Russie  de glisser sur la pente  qui
conduit à un Etat néo-soviétique.  Au contraire,  en acceptant les hommages du régime de Putin,  l'histoire  ne
peut que  conclure  que Soljénitsyne a joué  un rôle,  si mineur soit-il,  pour contribbuer  à ce que la Russie
redevienne  ce qu'il avait haï,  et qu'il avait risqué  sa vie pour conter.

 

A la fin, Soljénitsyne  était un traître à la Russie,  un traître à ses propres idéaux.  La seule chose que l'on
puisse dire  pour sa défense est que ses actes traduisaient certainement le dommage  subi par son psychisme  pour avoir
été chassé de son propre pays,  ses compatriotes  ne levant pas le petit doigt  pour le protéger,  comme ils n'avaient
rien fait non plus pour protéger Pouchkine  ou Dostoïevski,  ainsi que  les infirmités  dues à son grand âge  et
aux privations subies dans le Goulag.

Soljénitsyne a vécu vingt années de plus  que le Russe moyen  (grâce  à ses confortables appartements dans une
résidence fermée  et à toute sorte d'accès,  parrainés par le régime de Putin,  à des traitements médicaux 
réservés  à l'élite),  mais il avait passé en Russie plus de temps qu'il ne fallait pour  en subit les effets néfastes.
Soljénitsyne,  comme la majorité  de ses couards de concitoyens,  était resté  passif  alors  qu'un kaguébiste
arrogant au pouvoir éliminait l'opposition politique,  détruisait les médias indépendants  et écrasait les collectivités
locales   centralisant le pouvoir  sous sa botte répugnante.  Il avait applaudi,  comme la majorité  de ses méchants
compatriotes,  lorsque cet espion arrogant du KGB  provoquait une nouvelle guerre froide  avec les Etats-Unis,  cette
même guerre froide  qui avait réduit l'URSS à des décombres.  Sa capacité  à produire de la littérature  de valeur
avait disparu,  et il se tortillait  pour attirer l'attention comme un choit prématurément vieilli.

Et c'est cela  qui sera  son histoire à lui. Parce que parler de ce que le bon Soljénitsyne a fait il y a maintenant
longtemps,  c'est parler de la manière dont Hitler  faisait arriver les trains à l'heure.  C'est à côté de la question.
Bon débarras,  Alexandre Issakiévitch.  Tu as passé  les dernières  années de ta vie  à te poignarder toi-même,
et ton propre pays,  dans le dos,  et tu n'aurais pas pu disparaître de cette terre assez tôt  à notre gré.

 

 

 

EDITORIAL: Aleksandr Solzhenitsyn, Good Riddance
La Russophobe, 6 August 2008

 


It was fitting  that on the same day  the Moscow Times reported the demise of Aleksandr Solzhenistyn, whom it called
a "literary giant,"  it also reported that "prime minister" Vladmir Putin had issued a public pledge to strengthen Russia's
ties with America's hated foe Cuba,  thus inviting a new escalation in the cold war. "We need to rebuild our positions
in Cuba and other countries," Putin declared.  In other news, arch-American enemy Hugo Chavez  was spewing forth  plenty
of Castro-like anti-American hatred  as he took delivery of a couple of dozen Russian warplanes. To round things out
nicely, another round of the campaign to ressurect and rehabiliate the mass murderer Josef Stalin was announced, this
time in the form of smears and slurs against Stalin's great nemesis, Nikita Khrushchev.

As we report below, Russians overwhelmingly believe that it is Putin, not their so-called "president" Dimitry Medvedev,
who wields the real power in their country. And Putin is using that power  not to advance the interests of the Russian
people  but to undermine them by provoking and alienating the world's most powerful country,  just as his Soviet forbears
did.  Nothing else can be expected, of course, from a man who spent his whole life in the KGB.  Putin's actions give
the U.S. justification  for doing the same in Georgia, Ukraine, the Baltics, and anywhere else that Russia might see
as threatening. It's neo-Soviet suicide, pure and simple.

If Solzhenitsyn had had his right mind, the one that produced The Gulag Archipelago and One Day in the Life of Ivan
Denisovich, he would have been the world's leading critic of Putin's KGB regime. But he didn't, so he wasn't.
Solzhenitsyn's brain went soft years ago, right about the time he returned to Russia  and decided the thing to do  would
be to host a TV talk show. The show was, of course, a cataclysmic failure -- and Solzhenitsyn has not written a significant
book in decades. Instead, he churned out dreck  attempting to blame the Jews  for the excesses of the USSR and, as we've
reported several times on this blog, issued numerous statements rationalizing the KGB regime of Vladimir Putin  in an
apparent attempt to curry favor with power  for the sake of his senile ego mania. Putin attempted to praise Solzhenitsyn
as some kind of linguist, totally ignoring his work documenting the horrors of Soviet Russia.

We warned Mr. Solzhenitsyn  that if he wasn't careful,  he was going to pass from this earth  in a state of mortal sin,
having abrogated his entire life's work  for the sake of his old man's ego.  He ignored us.  And now, it is too late.
The eulogies can talk about Solzhenitsyn's courage  in standing up to the USSR,  but they can't say  he did anything
whatsoever in the past ten years  to stop Russia  from sliding down the path  towards becoming a neo-Soviet state. To
the contrary, by accepting awards from the Putin regime, history can only conclude  that Solzhenitsyn played a role,
however minor and doddering, in helping Russia become what he loathed, and risked his life to chronicle.

In the end, Solzhenitsyn was a traitor to Russia, a traitor to his own ideals. The only thing that can be said in his
defense  is that his actions were surely a sign of the toll taken on his psyche  from being evicted from his own country,
his fellow citizens having not lifted a finger to protect him, just as they did nothing to protect Pushkin or Dostoyevsky,
and the crippling affects of his advanced age and the deprivations he suffered in the GULAG. Solzhenitsyn lived two
decades longer than the average Russian man (thanks to his comfy digs in a gated community  and plenty of access to
elite medical care  sponsored by the Putin regime), but he spent more than enough time in Russia  to suffer its ill
effects.

Solzhenitsyn, like the majority of his craven countrymen, sat by and watched  as a proud KGB spy  wiped out political
opposition, destroyed independent mass media  and crushed local government, centralizing power under his filthy jackboot.
He applauded, like the majority of his malignant countrymen,  when that proud KGB spy  provoked a new cold war  with
the United States, the same cold war  that reduced the USSR to rubble.  His ability to generate literature of import
vanished, and he groveled for attention  like an aging puppy dog.

And that will be the story of him. Talking about what the good Solzhenitsyn did long ago now is like talking about how
Hitler made the trains run on time. It's beside the point.

Good riddance, Aleksandr Isakyevich. You used your final years  to stab yourself and your country in the back, and you
could not have disappeared from this earth  soon enough to suit us.